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jeudi 31 janvier 2019

informatique de gestion

Cours: informatique de gestion

Table des matières :

1 Découverte d’un tableur
2 Gestion d’un classeur 
3 Saisir et modifier des données 
4 Sélection et manipulation des cellules 
5 Mise en forme des cellules 
6 Créer un graphique 
7 Le calcul avec un tableur 
8 Fonctions logiques 
9 Fonctions de comptage 
10 Fonctions de Recherche

Ce Cour est écrit à l’intention des étudiants de la deuxième année de la filière sciences

économiques et gestion. Il est conçu pour couvrir le programme d’Informatique de gestion .

Ce document ne vous dispense pas de l’assiduité au cours en ligne et ses activités. En effet,

nous n’y trouverez pas les outils interactifs (QCM, Forum, Agenda, . . . ) et les explications

filmées nécessaires à la compréhension de l’utilisation d’un tableur qui, en général, sont donnés

dans la plate-forme du cours.

lundi 28 janvier 2019

espace entreprises, ice

Un model de facture avec ICE

L’obligation de mettre l’identifiant commun de l’entreprise (ICE) des clients sur toutes les factures.
A partir du 1er janvier 2019, toutes les entreprises devront éditer des factures (non manuscrites) avec une numérotation suivie et l'ICE de leurs clients.
Le fait de ne pas l’inscrire correctement coûtera une amende de 100 DH par omission ou inexactitude. Par conséquent, à partir du 1er janvier 2019, les factures devront comporter à la fois l’identifiant du vendeur et du client.
Les entreprises auront aussi l'obligation de garder une copie pendant 10 ans sous peine d'une amende de 50 000 dh par an. 

jeudi 24 janvier 2019

La Note Circulaire 729 pour l'année 2019

loi de finance N° 80-18 pour l'année budgétaire 2019

La présente Circulaire commentant les dispositions fiscales de la Loi de Finances pour l’année budgétaire est composée de trois grandes parties :

La première partie comporte les précisions concernant les règles d’assiettes, de contrôle et de recouvrement relatives aux dispositions introduites par la Loi de Finances pour l’année 2019;

La seconde partie présente les exemples illustratifs et le traitement des cas particuliers;

La troisième se rapporte à la taxe sur les contrats d’assurances.

mardi 22 janvier 2019


Les Congés  et les absences autorisées au Maroc

I- Congés annuels payés

Tout salarié a droit, après six mois de service continu dans la même entreprise (ou chez le même employeur), à un congé annuel payé dont la durée est fixée à un jour et demi de travail effectif par mois de service soit 18 jours par an (2 jours par mois pour les salariés de moins de 18 ans).

On entend par « jours de travail effectif » les jours autres que les jours de repos hebdomadaire, les jours de fêtes payés et les jours fériés chômés dans l'établissement.

La durée du congé annuel payé est augmentée d'un jour et demi tous les 5 ans.

Le salarié a droit, pendant son congé annuel payé, à une indemnité équivalente à la rémunération qu'il aurait perçue s'il était en service.

Si le congé annuel payé s'accompagne de la fermeture totale ou partielle de l'établissement, l'employeur doit en aviser l'agent chargé de l'inspection du travail.
Dans ce cas, tous les salariés reçoivent une indemnité du congé annuel payé correspondant à la durée de cette fermeture, quelle que soit la durée de leur service au jour de la fermeture.

Mes congés annuels payés en cas de départ
Le salarié ayant au moins six mois de service continu dans la même entreprise et dont le contrat est rompu avant qu'il n'ait pu bénéficier de la totalité du congé annuel payé auxquels il avait droit, doit recevoir une indemnité compensatrice pour le congé annuel payé ou les fractions des congés dont il n'a pas bénéficié.

Tout mois de travail entamé par le salarié est considéré comme mois entier et entre en ligne de compte pour le calcul de l'indemnité compensatrice du congé annuel payé.

L'indemnité compensatrice du congé annuel payé est due quels que soient les motifs de la rupture du contrat de travail.
Elle est versée en même temps que le dernier salaire remis au salarié dont le contrat est rompu.

Lorsqu'un salarié rompt le contrat de travail sans respecter le préavis dû à son employeur, celui-ci peut opérer une compensation entre l'indemnité du congé annuel payé et l'indemnité de préavis

II- Absence maladie 

Tout salarié qui ne peut se rendre à son travail pour cause de maladie ou d'accident, doit le justifier et en aviser l'employeur dans les quarante-huit heures suivantes, sauf cas de force majeure. (Envoyer le certificat médical dans les 48 heures)

Si l'absence se prolonge plus de quatre jours, le salarié doit faire connaître à l'employeur la durée probable de son absence et lui fournir, sauf en cas d'empêchement, un certificat médical justifiant son absence.

L'employeur peut faire procéder à une contre-visite du salarié par un médecin de son choix et à ses frais pendant la durée de l'absence fixée par le certificat médical produit par le salarié.

Les absences pour maladie ou accident (sauf maladie professionnelle et accident du travail) ne sont pas rémunérées.

Lorsque l'absence pour maladie ou accident, (sauf maladie professionnelle et accident du travail)  est supérieure à 180 jours consécutifs au cours d'une période d’un an (365 jours), ou lorsque le salarié est devenu inapte à continuer l'exercice de son travail, l'employeur peut le considérer comme démissionnaire de son emploi.

Sont considérées comme fautes graves pouvant provoquer le licenciement du salarié (sans préavis ni indemnités) l'absence non justifiée du salarié pour plus de quatre jours ou de huit demi-journées pendant une période de douze mois.

III- Congé naissance

Tout salarié a droit, à l'occasion de chaque naissance, à un congé de trois jours. (Bien sur, uniquement en cas de reconnaissance de la paternité de l’enfant.)

Ces 3 jours, continus ou discontinus, doivent être inclus dans la période d'un mois à compter de la date de la naissance.

Dans le cas où la naissance a lieu au cours d'une période de repos du salarié (congé annuel payé, maladie ou accident de travail), cette période est prolongée de la durée de trois jours.

Le salarié a droit pendant les trois jours de congé à une indemnité équivalente à la rémunération qu'il aurait perçue s'il était resté à son poste de travail. Cette indemnité est versée au salarié par l'employeur lors de la paie qui suit immédiatement la production par ce dernier du bulletin de naissance.

IV- Autres absences autorisées

Le salarié bénéficie de permissions d'absence en cas d'événements familiaux.

Mariage

  •  du salarié : 4 jours
  •  d'un enfant du salarié ou d'un enfant issu d'un précédent mariage du conjoint du salarié: 2 jours

Décès

  •  d'un conjoint, d'un enfant, d'un petit enfant, d'un ascendant du salarié ou d'un enfant issu d'un précédent mariage du conjoint du salarié : 3 jours
  •  d'un frère, d'une sœur du salarié, d'un frère ou d'une sœur du conjoint de celui-ci ou d'un ascendant du conjoint: 2 jours

Autres absences 

  •  circoncision : 2 jours
  •  opération chirurgicale du conjoint ou d'un enfant à charge : 2 jours
Ces absences ne sont payées qu'aux salariés rémunérés au mois.

Le salarié peut également bénéficier d'une permission d'absence pour passer un examen, effectuer un stage sportif national ou participer à une compétition internationale ou nationale officielle.

V- Congé maternité

La salariée en état de grossesse attesté par certificat médical dispose d'un congé de maternité de 14 semaines dont un minimum de 7 semaines consécutives après l’accouchement

La salariée a le droit de suspendre le contrat de travail pendant une période qui commence 7 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 7 semaines après la date de celui-ci.

La salariée en couches avant la date présumée doit avertir l'employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception, du motif de son absence et de la date à laquelle elle entend reprendre son travail.

Si un état pathologique, attesté par certificat médical comme résultant de la grossesse ou des couches, rend nécessaire le prolongement de la période de suspension du contrat, le congé de maternité est augmenté de la durée de cet état pathologique, sans pouvoir excéder 8 semaines avant la date présumée de l’accouchement et 14  semaines après la date de celui-ci.

En vue d'élever son enfant, la mère salariée peut :
  • Ne pas reprendre son emploi après les 7 semaines (ou 14 semaines) qui suivent l’accouchement. Elle doit en informer son employeur 15 jours avant la fin du congé maternité par l'envoie d'un courrier recommandé avec accusé de réception. Cette nouvelle suspension du contrat ne peut dépasser 90 jours.
  • En accord avec son employeur ; bénéficier d’un congé non payé (congé sans solde) d’1 an.
Dans ces 2 cas, elle réintègre son poste et bénéficie des même avantages qu’elle avait avant la suspension du contrat.

vendredi 18 janvier 2019

TVA EDI gratuit - générateur de tva format EDI

Régime :


A- Régime d’encaissement N° 1 pour la déclaration mensuel

B- Régime d’encaissement N° 2 pour la déclaration Trimestriel

Mode de paiement :


- 1:Espèces
- 2:Chèque
- 3:Prélèvement
- 4:Virement
- 5:Effets
- 6:Compensation
- 7:Autres


jeudi 17 janvier 2019

entreprise


Méthodes  d’organisation , de classement
et de contrôle des magasins

                                            

1 Organisation des magasins et tâches administratives de la gestion des stocks


1.1.1. L’organisation des magasins


Le magasin est le lieu où sont reçus, stockés et distribués tous les articles entrant dans l’entreprise . L’organisation des magasins doit obéir à certains principes d’implantation, d’entreposage, et de classement.

1.1.2.   L’implantation


L’implantation dépend du matériel entreposé dans le magasin. Le matériel  de petite dimension doit être rangé le plus prés possible du bureau du magasin pour pouvoir le surveiller  facilement. Les articles de sorties fréquentes seront placés près du point d’enlèvement le plus accessible.
Le matériel de grande dimension doit être stocké prés de l’embranchement ferroviaire, quand il existe, pour un déchargement rapide. Les voies d’accès devront permettre la manœuvre des engins lourds : camions, chariots élévateurs…….


1.1.3  L’entreposage


Dans l’entreposage, il faut tenir compte des mouvements même des articles stockés Par exemple, les articles qui sortent fréquemment doivent être rangés près de la porte et ceux dont on n’a pas souvent besoins seront laissés loin de la porte.
Il faut aussi éviter de ne distribuer que les derniers articles arrivés parce que les autres articles risquent d’être  détériorés.

1.1.4  Le classement

Le magasin de stockage doit être composé de zones qui sont des espaces pour l’entreposage du matériel de grande dimension, et des casiers en bois ou métalliques qui servent à ranger les articles de faible dimension.
Le classement est un dispositif qui permet de repérer ces zones et ces casiers. Les zones sont généralement désignées par des lettres et les casiers par des chiffres.



I.2 Tâches  administratives de la gestion des stocks


   1.  2.1  La normalisation des articles

 Il s’agit de classer les articles selon le degré de leur utilité. Il s’agit de déterminer les articles qui conviennent le mieux aux besoins de l’entrepris et d’éliminer toutes les variétés superflues.
Ce classement à pour avantage la réduction du nombre d’articles stockés et par conséquent du niveau général des stocks et de leur coût

1.2.2 La classification des articles


La classification des articles peut se faire selon un critère déterminé : L’origine du produit
,sa nature ou sa destination ce qui peut faciliter l’identification des produits en magasin.

1.2.3 La symbolisation des articles


La symbolisation des articles facilite leur classification, elle consiste à attribuer à chaque article un symbole ou un code permettant son identification. La symbolisation peut être alphanumérique ou numérique;elle est généralement aussi brève que possible Quand elle est numérique , la symbolisation permet l’utilisation de l’informatique dans la gestion des stocks.

1.3 .1 Le contrôle des entrées


Les entrées peuvent  provenir soit des fournisseurs, soit des autres services de l’entreprise( cas des produits finis). Elles doivent être contrôlées quantitativement et qualitativement par le magasinier.
Pour les entrées en provenance des fournisseurs, on établit un bon de réception.
Pour les entrées provenant des autres services ( les ateliers par exemple ), on établit un bon d’entrée selon le même principe que le bon de réception, mais dont l’usage est interne. Pour respecter le principe du contrôle mutuel, ce bon doit être doublement signé par le magasinier et par le service livreur.
Le bon d’entrée peut être établi selon le modèle suivant :
entreprise, creation, economie


1.3.2 Le contrôle des sorties

Les sorties sont destinées soit aux services internes de l’entreprise, soit à l’extérieur (vers les clients)
Le contrôle est effectué grâce au bon de sortie doublement signé par le magasinier et le service receveur.
Les sorties vers les clients sont contrôlées par les bons de livraison.

espace entreprises
espace entreprises com

 1.3.3 Le contrôle des retours

Bien que ce ne soit pas un mouvement normal, le retour au magasin d’articles déjà sortis et enregistrés peut avoir lieu. C’est le cas d’annulation de commande ou d’ordres de fabrication.
Le contrôle des retours est généralement effectué à travers un document appelé « bon de retour » comportant les mêmes information et ayant la même forme que le bon d’entrée.

1.3.4. Le contrôle des existants

Les fiches des stocks sont, théoriquement, en mesure d’informer à tout moment le gestionnaire des stocks sur les quantités stockées. Mais parfois les stocks réels ce concordent pas avec les stocks indiqués par les fiches. Ce qui cause les ruptures des stocks ou le sur stockage. Pour éviter ces erreurs, le contrôle des existants a lieu à travers le dénombrement effectif des articles stockés ou l’inventaire. Celui-ci est imposé par la loi. Il a lieu soit globalement en fin d’année, soit catégorie par catégorie tout au long de l’année. Dans ce dernier cas l’inventaire est dit tournant.
1.4. Les outils de gestion des stocks
Les stocks renferment plusieurs types de marchandise. Pour les gérer, au-delà des règles de gestion présentées dans le paragraphe précédent, le gestionnaire des stocks utilise les outils suivants :

1.4.1 La nomenclature

La nomenclature des articles stockés est une fiche qui comprend pour chaque article le numéro de code et une désignation simple, précise et complète.
Elle fournit un langage commun (le code) à tous ceux qui, dans l’entreprise, ont à connaître les stocks  (le responsable du service achat, le magasinier, le responsable de la production..). elle facilité ainsi la communication entre les membres de l’entreprise et permet d’éviter les erreurs.

1.4.2 Les fiches de stocks

Ce sont des fiches qui portent les renseignements nécessaires à l’entreprise concernant chacun
des articles stockés. Ces renseignements sont le numéro de code de l’article, sa désignation, son unité de comptage, les commandes en cours, le niveau du stock disponible en magasin et les  indices permettant de repérer les articles à approvisionnement normal, à épuiser ou à éliminer, etc.…
Ces fiches sont généralement classées selon un critère déterminé, choisi par le responsable des stocks.
Ce critère peut être le numéro de code, l’ordre alphabétique…
espace entreprise

1.4.3 Les fiches d’approvisionnement

Ces fiches sont tenues par le gestionnaire du stock. Elles referment des éléments fixes concernant les stocks tels que le numéro de l’article et sa désignation, des éléments révisables comme le délai d’approvisionnement ou la consommation moyenne mensuelle de l’article et des éléments variables comme la quantité disponible au magasin, la quantité en commande, la quantité à commander, etc...
Dans le cas où le gestionnaire du stock a son bureau dans le magasin, il peut reporter tous les renseignements relatifs aux stocks sur les fiches de stocks et ne pas constituer des fiches d’approvisionnement.

mercredi 16 janvier 2019


espaceentreprises , entreprises, economi, creation entreprise

Les formes de société ou d’exercice d’activité

Au Maroc, il est assez facile d’exercer en tant que personne physique. Cela a les mêmes inconvénients qu’en Europe : on est totalement responsable sur ses biens personnels. Par ailleurs, on est obligé d’être résident au Maroc.

Les trois formes de sociétés les plus courantes sont :

  •          la société à responsabilité limitée d’associé unique (SARL AU)
  •          la société à responsabilité limitée classique
  •          la société anonyme
Comme vous voyez, on est très proche du droit français. Les autres formes juridiques (société anonyme simplifiée, société en commandite simple et par actions, société en nom collectif, sont rares. Dans des cas de création de filiales, d’off-shoring ou de projet important, il est aussi possible de faire un G.I.E. ou une joint venture).
Caractéristiques
SARL A.U.
S.A.R.L.
S.A. (non cotée)
Capital social minimum versé
1 dirham
1 dirham
300.000 dirhams
Possibilité de libérer partiellement le capital ?
Oui
Oui
Oui
Apports en industrie
Possible
Toléré
Impossible
Nombre d’associés minimum
1
2
5
Nombre d’associés maximum
1
50
Pas de limite
Possibilité de prêts ou garanties aux associés
Non
Non
Oui, sous réserve d’information
Direction
un associé Gérant
Gérant(s) personnes physiques
Conseil d’Administration ou Conseil de Surveillance + Directoire (3 à 12 Administrateurs)
Limitation de l’activité des gérants / administrateurs
Les Gérants ne peuvent pas exercer la même activité que la société, sauf autorisation dans les statuts
Selon les statuts
Commissaire aux Comptes
Non
Seulement si le C.A. est supérieur à 50 millions de dirhams HT
Oui
Cession des parts
Non
Encadrée (famille ou accord préalable)
Libre

Pour un premier article, on s’en tiendra là ! Le type de société choisie dépendra donc de votre activité, et de vos besoins de financement. La société anonyme est, comme en France, plus complexe et plus lourde à gérer, donc plus coûteuse. Le choix entre SARL AU et SARL se fera essentiellement en fonction de votre situation personnelle et familiale.
Capital minimum versé : vous verrez souvent un capital minimum de 10.000 dirhams pour la SARL. En réalité, en juin 2011, la loi a changé, et il n’y a plus de capital minimum pour cette forme de société. Un dirham suffit pour créer une SARL au Maroc.
L’article 46 modifié par la loi 24-10 en effet dit que
Le capital de la société à responsabilité limitée est librement fixé par les associés dans les statuts. Le capital social est divisé en parts sociales à valeur nominale égale. Les statuts définissent la répartition des parts sociales.
En conséquence, quand la SARL fait des pertes, il n’y a plus besoin d’augmenter le capital social ! (Mais si vous trouvez cette information sur un cabinet d’expertise comptable ou d’avocat… ils ne sont vraiment pas à jour)

Le certificat négatif : la « marque » et le nom de la société

Une fois la forme légale choisie, il faut lui trouver un nom. Cela passe par un certificat négatif qu’on peut obtenir au Centre Régional d’Investissement.
Deux formulaires différents sont proposés, un pour les noms de société, et l’autre pour les enseignes d’établissements. Il est recommandé de proposer cinq noms différents, classés par ordre de préférence pour éviter de faire plusieurs demandes, si le nom choisi en premier est déjà pris.
Le formulaire doit être déposé avec la copie de la CNI du demandeur, ou du passeport, s’il n’est pas résident.
(Les abonnés à notre newsletter reçoivent ces formulaires)
Une fois le nom trouvé, le C.R.I. émet le certificat. Ce papier certifie qu’il n’y a pas d’autre société avec le même nom ou un nom très proche au Maroc. C’est nécessaire pour créer votre société.
Ce n’est PAS un dépôt de marque, mais si votre nom commercial est la seule « marque » de votre société, alors c’est largement suffisant au Maroc.
Le C.R.I. peut aussi enregistrer une marque, et même à l’international.
Une fois votre précieux Certificat Négatif en main, vous avez une année pour créer votre société. Au delà, le nom choisi redevient libre.
Prix du certificat négatif : 230 dirhams, payables en espèce, sur place.

Les statuts

Les statuts sont généralement rédigés par l’expert-comptable ou le cabinet juridique auquel vous avez confié la création de la société. Il existe de nombreux statuts type, nous en avons sélectionné un modèle pour les abonnés à notre newsletter.
Deux recommandations :
·         faire l’objet social le plus large possible, et inclure une activité d’import-export (c’est essentiel pour l’obtention du compte en dirhams convertible)
·         imprimer en petit caractères, interligne simple, avec des marges minimum, en recto-verso : de nombreuses copies vont devoir être légalisées, avec un timbre fiscal par page. Et ce ne sont pas les seuls documents à fournir. A force…

Le transfert du capital

Si vous choisissez d’avoir un capital de plus de quelques dirhams (ce qui est intéressant pour votre crédibilité vis-à-vis de la banque et de vos différents partenaires), il vous faudra le déposer dans un compte bancaire.
Si vous avez une société avec moins de 100.000 dirhams de capital, le blocage du capital n’est plus nécessaire (il est maintenu au-dessus de 100.000 dirhams, pour éviter les sociétés avec les capitaux fictifs)

L’enregistrement de la société auprès des impôts

Les documents nécessaires pour l’enregistrement de la société sont :
·         le contrat de bail ou le certificat de domiciliation de l’entreprise, original
·         les statuts originaux
·         quatre copies légalisées de ces deux documents (avec un timbre à 20 dirhams par page)
·         votre pièce d’identité originale et une copie (pas besoin de la légaliser)
Vous recevez en retour vos reçus de paiement, et quatre exemplaires officiellement enregistrés par les impôts.
Prix de l’enregistrement de la société : 200 dirhams, en plus des timbres pour la légalisation

Création de la société proprement dite

Les documents nécessaires sont :
·         Statuts  (original + trois copies simples)
·         Procès verbaux de l’Assemblée Général Extraordinaire et du Conseil d’Administration nommant le gérant  (original + trois copies simples)
·         Si l’activité est réglementée (profession médicale, agence de voyage, etc… ) document justifiant de l’autorisation d’exercer (original + cinq copies simples)
·         Certificat négatif  (original + deux copies simples)
·         Contrat de bail enregistré  (original + deux copies simples)
·         Éventuellement l’attestation de blocage, en cas de capital supérieur à 1000.000 dirhams  (original + deux copies simples)
qui vous permettent d’obtenir des « Statuts enregistrés » et de passer à la deuxième étape. Munis cette fois ci de
·         votre pièce d’identité (cinq copies simples)
·         la déclaration sur l’honneur du gérant  (cinq originaux)
·         le formulaire unique, en arabe ou en français  (original)
·         l’original du certificat négatif avec deux copies légalisées
·         l’original du contrat de bail avec deux copies légalisées
·         deux originaux et trois copies légalisées des statuts signés par les associés et enregistrés précédemment
·         et éventuellement 5 copies légalisée du document permettant d’exercer une activité réglementée et l’attestation de blocage avec deux copies légalisées
… vous commencez à avoir mal à la main à force de signer, et vous recevez … un reçu de dépôt de votre dossier.
Lequel va surtout vous permettre d’obtenir votre sésame :
·         vos numéros d’enregistrement au tribunal du commerce, votre numéro de patente et votre numéro d’identification fiscale
·         votre certificat d’inscription à la taxe professionnelle
·         une demande d’affiliation à la CNSS, à faire obligatoirement dans le mois de l’embauche du premier salarié
·         et un reçu.
Ca y est, votre société existe !
Combien ça coûte : 400 dirhams + 1% du capital social, à payer en espèces (plus un grand nombre de timbres à 20 dirhams)

La publication

Le responsable du C.R.I. vous aidera à remplir le formulaire de publication au Bulletin Officiel, car celui-ci n’est disponible qu’en arabe. Vous allez aussi publier une annonce dans un journal d’annonces légales. Il vous faudra remplir le formulaire avec le texte de l’annonce, déposer une copie du registre du commerce et du certificat négatif.
Combien ça coûte : 4 dirhams par ligne publiée (une quarantaine, en général) au Bulletin Officiel, et 9,60 dirhams par ligne publiée dans le journal.

Quelques conseils pour la création de société

Choisir le siège social

On reviendra dessus, mais il existe plusieurs zones franches au Maroc, où on bénéficie d’avantages certains. Cependant, s’y installer implique aussi des contraintes.
Il existe quelques programmes d’incubateurs d’entreprises, qui peuvent être très intéressants pour une PME.
Donc le choix du lieu du siège social est important.

Faire jouer la concurrence

Les cabinets juridiques et comptables sont très nombreux. On va avoir tendance à vous « sur facturer » en tant qu’étranger. Faites jouer la concurrence, renseignez-vous auprès du consulat pour savoir qui ils recommandent, mais allez aussi voir ailleurs.
C’est d’ailleurs vrai aussi pour les sociétés de domiciliation.
Il y a assez peu de retour sur les forums d’expatriés, mais renseignez-vous, et, surtout, ne vous limitez pas aux « prestataires pour étrangers ». Si certains sont efficaces, d’autres ont simplement réussi à se faire un bon fromage et profitent de l’ignorance du nouvel arrivant pour traîner et faire payer cher.
L’ensemble des formalités se passe en deux endroits : le centre des impôts et le centre d’investissement. Dans la plupart des cas, le centre des impôts a une antenne au centre d’investissement. En prenant la précaution de faire à l’avance toutes les copies légalisées nécessaires (ce qui se fait au commissariat de police), les formalités peuvent être effectuées très rapidement.

Ne pas se fermer des portes, on est au Maroc

Bien qu’il soit nettement plus efficace qu’il y a quelques années, le Maroc soignant ses investisseurs, et tout particulièrement les investisseurs étrangers, ce premier contact avec le monde juridico-administratif marocain peut vous surprendre.
C’est le moment de commencer à comprendre « comment ça marche », et de nouer, grâce à votre amabilité, vos premières relations, qui pourront vous aider ultérieurement, même si ce n’est que pour trouver le bon interlocuteur.

Démarrer sa société petite mais pas limité

Vous l’avez vu, il y a beaucoup de papiers à faire, une partie des frais dépend du montant du capital.
Il n’est pas nécessaire de faire grand : investissez le moins d’argent possible directement. En revanche, soyez le plus large possible dans la définition de votre objet social, le plus léger et le moins formaliste possible dans la définition de vos procédures dans les statuts. Prévoyez par exemple la convocation des associés par mail, la tenue de réunion par des moyens télématiques…